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Hubert Graff sur les hauteurs de la centrale
Par : Fanny Brossa
Blog | 24 mai 2017

Retraité et Chef de projet : Plus que possible avec Experconnect

Ayant rejoint Experconnect il y a maintenant plus d’un an, j’ai eu l’occasion de mettre en place plusieurs missions Collaboration Post-Retraite pour nos clients. Confidentialité oblige, et à mon grand regret, il est souvent impossible d’en faire état au plus grand nombre. Je suis donc particulièrement contente de l’autorisation donnée par EDF, la Compagnie d’Electricité du Sénégal et Hubert Graff de revenir sur le projet de construction de la centrale thermique à charbon de Sendou auquel ce dernier a participé.

Fanny Brossa : Qu’est ce qui vous a attiré dans cette mission au Sénégal ?

Hubert Graff : J’ai toujours souhaité finir ma carrière par une mission à l’international, tant par goût de l’immersion culturelle que par l’intérêt professionnel qui est étroitement en lien avec mes projets de vie personnel et familiaux. Cette opportunité ne s’étant pas réalisée en fin de période d’activité, je remercie la vie, mes relations, mon ancien employeur le CIT et Experconnect, d’avoir guidé mes pas vers l’Afrique de l’Ouest et le Sénégal, vers ce projet de construction d’une centrale électrique, à 50Km de Dakar, à Sendou, en bord de mer sur la Petite Côte Atlantique.

FB : Est-ce que votre expérience a facilité votre intégration au sein de ce projet ?

HG : Pour avoir participé à la construction d’une unité de production d’électricité (2x 360MW) en Egypte à Port Said sur la Méditerranée en 2001 -2004 et une unité de 240MW (12x20MW) à l’île de la Réunion en 2009-2013, le métier de la construction et la mise en service de centrale ne m’était pas inconnu. Je revis ici les mêmes passions, sensations, difficultés et réussites et me réjouis de cet environnement multiculturel Sénégalais et Indien (je suis le seul français sur ce chantier anglophone) dans lequel je me délecte et mesure la mixité et la richesse humaine.

FB : Chaque projet a sa propre histoire, pour celui-ci qui a duré plusieurs mois, qu’allez vous retenir principalement ?

HB : Les moments les plus forts sont mon démarrage sur ce projet, il y a quelques mois ; c’est l’énorme claque que l’on prend, écrasé par une montagne d’inconnues. On ne sait rien ou presque et tout est à découvrir, techniquement, humainement et sur le plan de l’organisation du Projet. Peu à peu l’horizon se dégage, on trouve sa place et petit à petit on prend le leadership, en mesurant les contraintes, les limites, les enjeux et le jeu des acteurs. C’est comme une pièce de théâtre, dans un environnement technique complexe ou seul l’expérience permet de cerner les choses, de les comprendre et de tenter de les maîtriser. Leçon d’humilité et énergie positive pour emmener avec soi ses collaborateurs et leur donner le goût et l’envie de vous suivre.

FB : C’est votre première mission Collaboration Post-Retraite, Est-ce la conclusion de votre belle carrière ou le début d’une nouvelle ?

HB : Quand on est à la retraite, tout nouveau projet est une prise de risque personnel, donc le challenge a certainement été moteur dans ma décision de participer à ce grand projet. Cela est bien sûr propre à chacun. Je sais de mon côté ce qui anime ma vie et les proches y ont une place importante. Difficile donc de dire de quoi demain sera fait, il y a tellement de mondes à découvrir et la vie est si courte. Deuxième carrière je ne sais pas encore, mais deuxième vie je prendrais volontiers !

Hubert Graff a su, non seulement démontrer sa plus-value sur ce projet multiculturel et ambitieux mais a également rassuré l’ensemble de ses interlocuteurs qu’il a rencontré au cours de ces derniers mois. Preuve que la collaboration s’est bien passée, une extension de la mission vient d’être faite afin d’assurer une bonne transmission du savoir-faire auprès d’une équipe locale. Un retraité pour faciliter la montée en compétence des jeunes générations ? La bonne idée !

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